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Money or not money ? Quelques réflexions au sujet de « Ce que l’argent ne saurait acheter » de Michael J. Sandel

Paru le 5 janvier 2015 | dans Notes critiques
Rédigé par Franck Gintrand

Money or not money ? « Ce que l’argent ne saurait acheter » de l’Américain Michael J. Sandel montre en tout cas par de multiples exemples que l’argent n’est pas toujours en mesure de pallier l’absence de vertu. Un essai passionnant.

Donner de l’argent pour inciter les patients à respecter les prescriptions médicales, cesser de fumer ou faire plus attention à leur alimentation : c’est la solution trouvée par des compagnies d’assurance américaines pour motiver leurs clients. Et ça marche. Problème : dès que ce mécanisme incitatif s’interrompt, les patients reprennent leurs mauvaises habitudes…

Frapper les parents au porte-monnaie pour les dissuader d’arriver en retard à la crèche ? A priori l’idée semble pleine de bon sens. Problème : la facturation des retards fait exploser la récupération tardive des enfants, soit l’effet exactement inverse à celui recherché, les parents ne s’estimant plus du tout lié par l’obligation morale d’arriver à l’heure.

Donner de l’argent pour encourager les enfants à progresser à l’école ? Aux États-Unis, les études montrent que l’incitation financière ne suffit pas à améliorer les performances scolaires. En revanche, l’argent semble plus efficace pour lutter contre l’absentéisme et favoriser la lecture (l’enfant devant prouver qu’il a lu mais aussi compris ce qu’il a lu en répondant à un quiz). Découverte importante néanmoins : ce n’est pas le montant de l’incitation qui est décisif mais son principe même.

Tout peut-il s’acheter sans perdre sa valeur ? Heureusement non. Les amis comme les diplômes ou les trophées font partir de ces biens qui, s’ils se vendaient sur le marché, perdraient toute valeur.

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