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Santé publique et compétitivité

Paru le 26 juillet 2014 | dans Économie
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : Pesticides = excès normatif ou principe de précaution ?

Mise en cause : La nouvelle loi sur l’avenir de l’agriculture qui prévoit d’encadrer davantage l’épandage des pesticides.

Les porte-étendards de la critique : les agriculteurs et leurs syndicats

La critique : l’inflation normative occasionne des difficultés d’application, augmente les coûts de production et réduit fortement la compétitivité d’un secteur qui est déjà désavantagé par les fortes contraintes normatives qui pèsent sur lui. Des pertes d’emploi sont à craindre et la FNSEA estime que si les normes continuent de se multiplier, il sera de plus en plus difficile pour les agriculteurs de faire face à la concurrence ou de « manger français », et il faudra importer des produits venant de pays beaucoup moins respectueux de l’environnement.

Les contre-arguments : Le principe de précaution consiste à prendre des mesures de protection même si l’existence d’un risque ou le rapport coût-bénéfice n’est pas effectivement prouvé. Il est souvent appliqué, surtout lorsqu’il concerne la sécurité sanitaire des plus fragiles, et appelle à une réglementation renforcée. Il prime sur les contraintes normatives que peuvent subir une profession et a valeur constitutionnelle. La nouvelle réglementation ne pose pas de problèmes de compétitivité majeurs car son application est limitée autour des seuls établissements sensibles – crèches, écoles et EHPAD – et ne devrait concerner qu’un petit nombre d’exploitations.

Pour se faire sa propre opinion : Utilisation des pesticides : nous ouvrons le débat – La Provence

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