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Sélection et démocratisation

Paru le 26 juillet 2014 | dans Revue de presse
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : universités = sélection à l’entrée ou contrôle continu ?

Mise en cause : les déclarations récentes du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que de la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, qui refusent toute sélection générale des étudiants à l’entrée à l’université, notamment en master.

Les porte-étendards de la critique : la Conférence des présidents d’université

La critique : une sélection générale à l’entrée en licence ou master dans toutes les universités françaises permettrait de renforcer la valeur du diplôme, d’attirer de meilleurs étudiants, de renforcer la qualité de l’enseignement et de faciliter l’insertion des diplômés sur le marché du travail. Une sélection globale pour toutes les formations n’est pas inéquitable : il s’agit au contraire d’une orientation positive permettant de responsabiliser les étudiants. Un tel choix remplacerait la sélection par l’échec qui existe aujourd’hui et qui se base sur le contrôle continu et les résultats d’examens pour « trier » les étudiants (60% d’entres eux ne passent pas en 2ème année d’université).

Les contre-arguments : la démocratisation de l’enseignement supérieur repose sur la non-sélectivité et la gratuité à l’entrée de la majorité des filières de l’université publique. Certaines filières spécialisées, notamment en master 2, pratiquent une sélection légitime liée à des contraintes pédagogiques (effectifs réduits…). Toutefois, il s’agit d’une exception et la non-sélectivité en licence et master 1 doit rester la règle. Ce principe permet aux jeunes qui ne disposent pas d’un capital social suffisant pour se diriger vers une grande école ou une filière sélective, de poursuivre leurs études. C’est le contrôle continu et les périodes d’examens qui permettront ensuite aux enseignants de mesurer leur niveau et de les aider à progresser. Les difficultés existantes ne pourront être réglés que par l’amélioration de l’orientation des étudiants, selon le gouvernement.

Pour se faire sa propre opinion : Benoît Hamon réveille le serpent de mer de la sélection à l’université – Le Monde

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