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Haro sur la majo. De la critique du vote majoritaire en temps de crise démocratique

Paru le 12 mars 2014 | dans Expertises
Rédigé par Franck Gintrand

Le vote majoritaire n’a pas la côte. En tout cas, pas à la gauche de la gauche. Ce qui a toujours été vrai. Mais le doute gagne progressivement l’ensemble de l’échiquier politique, par le biais de la démocratie participative à l’échelon local et une remise en cause d’un système excluant les petits partis de la représentation nationale.

Il est vrai que la démocratie ne s’est pas toujours confondue avec le vote tel que nous le connaissons aujourd’hui et que le vote a été pratiqué bien avant l’émergence des démocratie modernes. Si, à l’époque d’Aristote, l’assemblée de citoyens et les jurys populaires prenaient leurs décisions à la majorité absolue (50% + 1), chacune de ses institutions votaient suivant des modalités différentes. A l’assemblée, qui comptait environ 6000 personnes, le vote se faisait à main levé et était jaugé par des officiers publics. Pour les jurys, le vote se pratiquait à jetons secrets et était décompté de façon précise. Dans les démocratie modernes, le vote reste une règle de décision mais aussi de sélection des représentants. Cette règle fait de la volonté d’une partie du groupe la volonté de tous. L’unanimité n’est plus utilisée que dans de rares cas : au sein des petits groupes et pour modifier les principes de fonctionnement de l’institution.

Sources: A quoi servent les élections de Jon Elster et Arnaud Le Pillouer

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