Revue de presse

AccueilRevue de pressePolitiqueInjure et liberté d’expression

Injure et liberté d’expression

Paru le 11 mars 2014 | dans Politique
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : Fasciste = injure ou qualification politique ?

Mise en cause : Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de Gauche, pour avoir traité la présidente du Front National, Marine Le Pen, de « fasciste ».

Les porte-étendards de la critique : Marine Le Pen et ses avocats, qui ont poursuivi en justice J.L. Mélenchon.

La critique : une injure, au sens légal, est une expression outrageante ou méprisante qui n’est appuyée sur aucun fait réel. Elle doit avoir été adressée publiquement à une personne bien définie. Imputer à une personnalité publique une opinion à la fois illicite et universellement réprouvée, sans que la véracité d’une telle opinion ne soit prouvée, s’apparente dès lors à une insulte. Ainsi, l’emploi du terme « fasciste » pour caractériser la présidente du Front National est insultant et passible de dommages et intérêts.

Les contre-arguments : s’il peut être démontré que le terme employé s’apparente à une caractérisation réelle et légitime de la personne à laquelle il est fait référence, il ne peut pas s’agir d’une injure. Le terme « fasciste » est donc ici utilisé comme une simple caractérisation politique qui trouve son fondement dans les origines historiques du Front national et dans sa filiation avec la mouvance fasciste. Ainsi, la procureure générale a estimé que les propos du leader du Front de Gauche n’excédaient pas les limites de la liberté d’expression.

Pour se faire sa propre opinion : A-t-on le droit de qualifier Marine Le Pen de « fasciste » ? – Le Monde

 

Analyses

L'opinion dans tous ses états