Revue de presse

AccueilRevue de pressePolitiqueEfficacité et limite de la lutte contre la prostitution

Efficacité et limite de la lutte contre la prostitution

Paru le 9 janvier 2014 | dans Politique
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : Pénalisation du client = indispensable ou dangereux ?

Mise en cause : Le modèle suédois de lutte contre la prostitution, via la pénalisation du client, qui a été adopté en France à l’Assemblée nationale en décembre 2013.

Les porte-étendards de la critique : Certaines associations, les syndicats des travailleurs du sexe et une partie de la classe politique (EELV, PRG, UMP).

La critique : La pénalisation du client n’est pas une réponse adéquate pour lutter contre la prostitution et protéger les prostituées. Au contraire, elle précarise encore davantage l’activité prostitutionnelle en la poussant plus loin dans la clandestinité et en exposant ainsi plus qu’avant ces personnes à la violence et aux risques sanitaires. De plus, la loi est difficilement applicable car il faut pouvoir prendre un client sur le fait, ce qui nécessite une contrôle important par les forces de l’ordre.

Les contre-arguments : En France, 90% des prostituées sont étrangères et 85% sont issues de la traite. Quant aux prostituées dites « indépendantes », elles exercent cette activité contraintes par la précarité économique. La pénalisation des clients donne le signal qu’il n’est pas anodin de recourir à des prestations sexuelles tarifées et permet aux prostituées de porter plainte plus facilement en cas de violences. En tarissant la demande, la pénalisation pourrait permettre de diminuer considérablement la prostitution de rue. La Suède se targue notamment d’avoir fait baisser de moitié ce type de prostitution.

Analyses

L'opinion dans tous ses états