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FMI et lutte contre la dette

Paru le 30 octobre 2013 | dans Économie
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : dette = coupes budgétaires ou nouvel impôt ?

Mise en cause : dans son dernier rapport sur la dette publique, le FMI s’est éloigné de sa ligne habituelle en évoquant les mérites d’une taxe sur le patrimoine des ménages afin de réduire les déficits publics.

Les porte-étendards de la critique : la presse financière, dont le magazine Forbes et le site Zero Hedge.

La critique : l’instauration d’une taxe à la richesse est un impôt parfois jugé « confiscatoire » qui ne correspond pas à la ligne habituelle du FMI selon ses détracteurs. L’institution, en effet, prône avant tout une réduction des dépenses publiques afin de diminuer le poids de la dette, plutôt que des hausses d’impôts. Si le FMI peut tout à fait proposer une telle taxe, il risque de perdre la confiance des acteurs les plus libéraux qui pourrait croire à une réorientation de sa doctrine. Finalement, le Fond a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une recommandation, mais d’un simple travail d’analyse.

Les contre-arguments : certains protagonistes, notamment des économistes marqués à gauche comme Thomas Piketty, ont salué cette suggestion. Elle témoigne en effet d’une évolution de la ligne du FMI, pour qui la réduction des dépenses publiques passe avant tout par des politiques de rigueur budgétaire. Pour eux, une telle taxe, dès lors qu’elle serait progressive, permettrait efficacement de réduire la dette publique : un prélèvement de 10 % sur le patrimoine privé dans 15 pays de la zone euro ferait revenir les déficits aux niveaux d’avant la crise.

Pour se faire sa propre opinion : FMI: la tentation de taxer la richesse n’a duré que le temps d’une polémique – Le Devoir avec AFP

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