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Extrême droite et extrême gauche

Paru le 30 septembre 2013 | dans Politique
Rédigé par Franck Gintrand

Le débat : extrême droite = extrême gauche ?

Mise en cause : le discours de l’ancien Premier Ministre qui, en cas de second tour PS / FN, a appelé à voter « pour le moins sectaire », s’éloignant ainsi de la ligne « ni-ni » de l’UMP.

Les porte-étendards de la critique : la majeure partie de l’UMP, de Jean-Pierre Raffarin à Jean-François Copé, ainsi que l’ensemble de la gauche.

La critique : François Fillon ouvre ainsi la porte à une acceptation du vote FN par la droite républicaine, ce qui choque la quasi-totalité de l’UMP ainsi que la gauche. Jean-Pierre Raffarin a évoqué une « ligne de fracture » tandis que l’ensemble du courant humaniste et libéral de l’UMP, dont il fait partie et qui revendique 107 parlementaires, a affirmé ne jamais pouvoir s’allier avec le FN. Plus à droite, Laurent Wauquiez a tenu le même discours, tandis que le président de l’UMP, Jean-François Copé, a estimé que c’était l’avenir du parti « qui était en jeu si on le laisse dériver à l’extrême droite ». A gauche, Jean-Marc Ayrault s’est notamment inquiété du danger que constitue cette « course poursuite derrière le FN ».

Les contre-arguments : Fillon lui-même et quelques-uns de ses soutiens à droite, estiment que ces propos sont légitimes, et cela pour diverses raisons. Pour le courant le plus conservateur de l’UMP, la Droite forte, il s’agit d’une « victoire idéologique » qui permet de ne pas stigmatiser les électeurs du FN, auxquels l’UMP doit s’adresser. Au contraire, pour l’ancien chef du gouvernement, il ne faut pas renvoyer dos à dos le FN et le PS : « C’est parce que je ne mets pas sur le même plan le parti de Jaurès et celui de Le Pen que j’ai combattu la position du ni-ni ». François Baroin, qui continue de faire confiance à l’ancien Premier Ministre, a rappelé les combats de ce dernier contre le FN, notamment au moment des régionales de 1998, alors que beaucoup au RPR souhaitaient s’allier avec le parti ultra-droitier.

Pour se faire sa propre opinion : Les propos de Fillon sur le FN « divisent et affaiblissent l’UMP » – Le Monde avec AFP et Reuters

 

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