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Le monde désabusé de l’entreprise d’après « Coucous Bouzon » de Anouk Ricard

Paru le 17 janvier 2013 | dans Notes critiques
Rédigé par Franck Gintrand

Dilbert fait de la résistance. Et ce n’est pas très glorieux…

En résumé : Lorsqu’il est engagé après un entretien d’embauche aberrant au sein du prestigieux fabricant de coucous suisses Bouzon, Richard le canard bleu ne se doute pas encore où il met les pieds…

L’intérêt : Un regard désabusé sur l’entreprise et sur l’époque. L’univers de Richard ressemble à celui de Dilbert. Le patron, à moitié fou, est en proie à un sentiment de toute puissance. Tétanisés à l’idée d’être licenciés, chaque salarié s’arrange pour survivre dans un climat de défiance, de mesquinerie et de lâcheté généralisées. Pourtant, à la différence de l’entreprise de Dilbert, un petit monde parallèle s’est organisé chez Coucous, non pas pour résister à un mode de fonctionnement kafkaïen, mais pour détourner l’argent de l’entreprise. Une tentative forcément vouée à l’échec. Et si l’absence d’idéal collectif nous tirait tous vers le bas ? se demande Anouk Ricard. Prix BD 2012 des lecteurs de Libération.

Franck Gintrand

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