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De l’influence de la communication en temps de campagne : les candidats sur lesquels les Français ont le plus hésité et les autres en 2012

Paru le 2 septembre 2012 | dans Présidentielles
Rédigé par Franck Gintrand

Partie 1

Les candidats sur lesquels les Français ont le plus hésité  

Jean-Luc Mélenchon 

C’est celui des 5 candidats qui a connu les plus fortes variations et, il faut le noter, chez tous les instituts. Jean-Luc Mélenchon commencé en mars 2011 sur des bases modestes situées aux alentours de 5% pour finir, en avril, entre 14 et 16, ce qui le plaçait en troisième position devant Marine le Pen selon certains instituts. Néanmoins, le décollage de sa candidature dans les sondages est tardif, ce qui peut expliquer qu’il réalise un score en-deçà de ses attentes mais également des prévisions des sondeurs.

Moyenne des variations : 10.7

Nicolas Sarkozy 

Même si elles n’atteignent pas la même ampleur que pour Jean-Luc Mélenchon, les fluctuations des intentions de vote en faveur du président sortant sont également importantes puisqu’elles oscillent de 10 points selon trois des cinq instituts. Mais l’évolution de l’opinion est très différente pour TNS Sofres et Opinion Way : selon ces instituts, les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy auraient varié respectivement de 5 et 3.5.

Dans tous les cas, il faut néanmoins souligner que, contrairement à ce qui a pu être avancé par le candidat et certains médias, le président sortant a toujours été qualifié pour le second tour, à l’exception de deux sondages très contestables effectués par Harris Interactive il y a plus d’un an et qui donnaient Marine Le Pen en tête du scrutin le 22 avril au soir.

Moyenne des variations : 7.8

François Bayrou 

Il a connu des variations relativement importantes, passant de 5 à 14 chez certain instituts. Elles s’expliquent par une montée en puissance progressive tout au long de l’année 2011 qui s’est achevée par un décollage en janvier 2012. Malheureusement pour lui, il n’est pas parvenu à conserver son avance face à son concurrent d’extrême-gauche.

Moyenne des variations : 7.3.

Une plus grande stabilité

Marine le Pen

C’est la candidate la plus stable pour les 5 instituts de référence. La plupart des instituts l’ont stabilisée dans une fourchette allant de 14 à 20-21 depuis mars 2011, ce qui explique qu’elle ait occupée sans interruption la troisième place de la campagne, à l’exception des deux enquêtes Harris Interactive citées précédemment qui la donnaient en tête et de quelques instituts qui la rétrogradaient en quatrième position derrière Mélenchon début avril 2012

Moyenne des variations : 5.8.

François hollande 

Les variations sont relativement faibles entre mai 2011 et avril 2012 puisqu’elles sont comprises entre 3 et 7.5 pour 4 des 5 instituts de référence. Seul LH2 se distingue par une différence plus importante de 13.5 points. Cet institut est d’ailleurs celui qui a donné au candidat socialiste à la fois son score le plus faible (21.5 en mai 2011) et le plus élevé (35 en septembre 2011, même si Ipsos monte également à ce niveau deux mois plus tard) en un an.

Moyenne des variations : 6.8

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