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Des limites de la normalité hollandienne. Le tweet de Valérie Trierweiler – Contribution parue sur Newsring et sur Agoravox

Paru le 13 juin 2012 | dans Images du pouvoir
Rédigé par Franck Gintrand

Normal, vous avez dit normal ?

Tout ça va mal finir… La normalité en temps de campagne était indéniablement une bonne idée. Une idée tournée en dérision par l’ex-président mais qui a permis de différencier avantageusement le candidat socialiste des personnalités excessives de DSK et N. Sarkozy.

A l’Elysée, rien n’est plus normal. Les adversaires éliminés et l’élection gagnée, le concept devient absurde. Quoi qu’il fasse, un président en exercice ne peut pas avoir de vie normale. En tout cas pas de vie publique normale (pour peu que l’idée même de vie privée conserve un sens). Et cette évidence vaut pour sa compagne. Même Hilary Clinton a du s’y faire. Même Michelle Obama l’a compris.

A son tour, Valérie Trierweiler est invitée à reconnaître qu’elle est avant tout la « femme de ».  Avec une belle unanimité, la classe politique lui enjoint de se plier au rôle ingrat de première dame, lui demande de se taire, lui intime presque l’ordre de se faire oublier. Pour une femme active, qui plus est pour une journaliste qui croit encore à son indépendance, l’exercice n’a rien d’évident. Mais il lui faut s’y faire : aucune de ses prises de position publique ne peut désormais laisser indifférent.

Le silence conjugué à une parole programmée et encadrée constituent les seules options envisageables. Bon gré mal gré, Audrey Pulvar s’y est résignée. Pour des raisons différentes, Cécilia Sarkozy a refusé d’endosser le rôle de Madame béni oui oui. Valérie Trieweiler peut-elle renoncer à exister par elle-même ou est-elle trop fière pour plier ? Se découvrira-t-elle plus proche de Cécilia ou de Carla ? En fait, poser la question c’est en grande partie y répondre. Vous verrez, tout ça finira mal.

Franck Gintrand

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