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Du désintérêt dans la création du profit. Au sujet de « L’idée même de richesse » de Alain Caillé

Paru le 31 mai 2012 | dans Notes critiques
Rédigé par Franck Gintrand

En résumé : la richesse qui ne se limite pas à l’argent et au mesurable mais à ce qui, pour Alain Caillé tend, au contraire, du côté de la gratuite et de l’inestimable.

Enfin un livre qui ne parle ni des indicateurs alternatifs au PIB (à base de critères sociaux et environnementaux), ni du partage des richesses (un sujet déjà largement traité), mais de l’idée même de richesse. Pour l’auteur, la richesse, loin de se limiter à l’argent, désigne tout « ce qui augmente notre pouvoir d’agir ». Mais, paradoxalement, son moteur repose moins sur un désir d’accaparement que sur l’envie de donner davantage que ce que l’on reçoit (en l’occurence une rémunération). Et Alain Caillé de rappeler une évidence que les gourous du management ne cessent de redécouvrir : « il ne peut y avoir de surplus que comme résultat émergent d’une gratuité (…) Même si les motivations de départ sont utilitaristes, elles ne produisent de résultats qu’en devenant peu à peu et peu ou prou anti-utilitaristes ». A méditer.

En savoir plus avec la critique de lectures.revues.org

L’idée même de richesse – Alain Caillé

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