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La fin du clivage droite-gauche : une idée reçue qui a la vie dure

Paru le 1 octobre 2011 | dans Généralités
Rédigé par Franck Gintrand

Idée reçue. Idée fausse.

La fin du clivage droite gauche fait partie de ce que les journalistes appellent un maronnier, un sujet qui revient régulièrement à la une de l’actualité. Tout le monde y a un intérêt. Les politologues aiment se saisir du sujet pour faire redéfiler toute l’histoire de France depuis la Révolution, les instituts de sondage font à chaque fois comme s’il s’agissait d’un nouveau phénomène, les médias y voient une raison de l’intérêt porté par les Français (et donc par eux) aux personnalités plutôt qu’aux idées, et les Français justifient ainsi leur désamour de la politique.

Du côté des politiques, le discours varie en fonction des sensibilités et des circonstances. Si le clivage conserve toute sa force combative pour l’extrême- gauche, l’extrême-droite préfère accréditer l’idée du « bonnet blanc et blanc bonnet » en parlant, par exemple, d’UMPS. Chez les partis de gouvernement, le 21 avril est venu rappeler qu’il vaut mieux mobiliser son propre camp au premier tour pour être en mesure de rassembler les Français au second. Mais il n’en est pas toujours été ainsi. Donné largement vainqueur en 1988, François Mitterrand a joué d’emblée sa campagne sur le thème de la France unie. L’effacement du clivage peut donc, dans certaines circonstances bien particulières, s’avérer être un pari gagnant.

Et puis il y les centristes et les républicains de gauche. Depuis les années 70, Jean-Pierre Chevènement appelle régulièrement à dépasser le clivage droite gauche et à privilégier d’autres critères, jugés autrement plus importants comme la République, bien sûr, mais aussi la compétence des hommes. Quant aux candidats de centre droit, la question est tranchée depuis les origines : le clivage est un facteur de division et, dans une société moderne, il n’a plus lieu d’être.

Pourtant le clivage persiste au moins autant que sa fin annoncée. Comment expliquer ce paradoxe ?

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