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L'insécurité et l'immigration vues par les catholiques pratiquants

Paru le 30 août 2010 | dans Focus
Rédigé par Franck Gintrand

En partie choqués mais de là à voter à gauche…

Annoncé par le magazine La Vie et amplement repris par les médias ces derniers jours, le divorce entre N. Sarkozy et les catholiques pratiquants doit être fortement relativisé. D’abord la baisse de popularité de N. Sarkozy dans cet électorat ne date pas d’aujourd’hui. Elle est largement antérieure au discours de Grenoble, aux expulsions de Roms et aux condamnations de la hiérarchie catholique. Contrairement à ce qu’on laissé entendre de nombreux médias, il n’existe donc pas de lien de cause à effet entre le discours présidentiel sur l’immigration et une prise de distance des catholiques pratiquants vis-à-vis du président.

Interrogés par l’institut CSA sur la légitimité de l’Eglise à intervenir dans le débat sur l’insécurité et les expulsions de Roms, les catholiques pratiquants sont, du reste, loins d’être unanimes. 56% estiment que « l’Eglise était dans son rôle » (contre 40% qui ne partagent pas cet avis), soit seulement 1% de plus que l’électorat de gauche qui partage aussi cette opinion. Les catholiques non pratiquants sont eux 56% à considérer que « l’Eglise n’était pas dans son rôle » contre 40% à partager un avis contraire.

Dernier élément de relativisation : les catholiques pratiquants représentent aujourd’hui 4,5% de la population (contre 67% pour les catholiques non pratiquants) et il est peu probable que les positions de N. Sarkozy les incitent à voter à gauche. Aux dernières élections régionales, trois quarts d’entre-eux ont voté à droite, soit plus du double de la moyenne…

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