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Dans l'air du temps : les villes les plus pauvres ne sont pas les plus violentes

Paru le 28 juillet 2010 | dans Crises politiques
Rédigé par Franck Gintrand

Pauvreté au nord, violence en Ile-de-France

Le lien entre pauvreté et violence est loin d’être systématiqueC’est ce que montrent très bien deux classements. Le premier, réalisé par le Journal du Net, classe les villes selon leur degré de « pauvreté », un  indice combinant le revenu moyen déclaré par habitant et le taux de chômage de la ville. Résultat : la moitié des 20 villes les plus pauvres se trouvent dans le nord de la France avec Denain, Roubaix, Maubeuge, Calais, Tourcoing, Grande-Synthe, Lens, Saint-Pol-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer et Bruay-la-Buissière. Deux seulement figurent en région parisienne et en Rhônes-Alpes : Mantes et Vaulx-en-Velin.

Seulement voilà : ces communes caractérisée par un revenu moyen très faible et un taux de chômage très élevé sont loin d’être les plus violentes. Dans un classement établi par le Figaro, les 20 villes les plus violentes sont à deux exception près (Marseille et Auchel) en région parisienne avec une sur-représentation de villes du 93 (13 villes sur 20). A titre d’exemple Saint-Denis arrive en tête avec 31 agressions (coups et vols avec violence) pour 1000 habitants, suivie par Aubervilliers et Satins avec un taux de 19. En comparaison Roubaix est deux fois moins touchée, avec un taux de violence de 10. Calais est à 8,94, Maubeuge à 5,18, Denain à 4,81 (alors même qu’elle est, avec Roubaix, la commune la moins riche de France) et Tourcoing à… 3,37. Toutes ces villes ont en commun d’être pauvres. Mais, le fait est là : toutes ne sont pas égales devant la violence. Bref, rien n’est simple.

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