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Les études confirment l'importance du physique en politique (comme ailleurs)

Paru le 4 juillet 2010 | dans Stratégie et communication politiques
Rédigé par Franck Gintrand

Un constat à la fois évident et peu politiquement correct

Selon une étude réalisée par l’University College de Londres (1), les électeurs considèrent que les candidats qui ont les plus beaux visages sont aussi les plus compétents. Ce n’est pas le seul critère – la maturité est également prise en compte – mais il pèse d’autant plus que le niveau d’éducation est bas et que le temps passé devant la télévision est important.  

Cette étude confirme d’autres recherches selon lesquelles on ne prête (malheureusement) qu’aux beaux. Ceux-ci seraient d’emblée « considérés comme plus intelligents, leurs opinions auraient plus de poids, ils sauraient naturellement commander » (2), cette injustice s’instaurant dès le plus jeune âge. Là encore, les études montrent que « les enfants beaux sont perçus par les adultes comme moins asociaux, même s’ils font des bêtises, les enfants moins beaux leur paraissant, en revanche, fondamentalement malhonnêtes et déplaisants » (3).

En politique, l’importance du physique a été mise en lumière ou, en tout cas confirmée, lors de la campagne des présidentielles américaines de 1960. Le visage fatigué, mal rasé et dégoulinant sous l’effet de la transpiration, Richard Nixon fut reconnu comme globalement mauvais à la télévision tandis que ceux qui suivirent le débat à la radio le trouvèrent meilleur. L’ère moderne de la communication politique commençait…

(1) L’Express – 30/06/10 ; (2) Le poids des apparences – Jean-François Amadieu – 2005 ; (3) idem

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