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Malaise à droite : pourquoi ? (première partie)

Paru le 16 novembre 2009 | dans Généralités
Rédigé par Franck Gintrand

La cote de confiance du président à nouveau en baisse

Pour tenter de comprendre le mécontentement actuel des électeurs de droite, l’institut CSA a réalisé un sondage le mois dernier. Une étude passionnante qui permet, effectivement, d’y voir plus clair. D’abord, certaines mesures jettent effectivement le trouble à droite.  Entrent dans cette catégorie des intiatives qui ne provoquent ni un large soutien, ni une franche opposition : le maintien du bouclier fiscal et la soumission à l’impôt des indemnités versées par la sécurité sociale aux accidentés du travail, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et le changement de statut de la Poste ou encore le maintien des troupes françaises en Afghanistan. Première surprise, la taxe carbone ne suscite pas la levée de boucliers que l’on pourrait penser : 52% des sympathisants de droite considère qu’il s’agit d’une mauvaise initiative mais 45% pensent le contraire.

Seconde surprise, de nombreuses décisions gouvernementales sont bien perçues par les sympathisants de droite (plus de 65% d’opinions positives) alors qu’elles suscitent le rejet d’une majorité de sympathisants de gauche.

On trouve dans cette catégorie l’ouverture des magasins le dimanche, la fermeture de la ‘jungle’ de Calais (une expression très partisane pour un sondage, il faut quand même le préciser) et la suppression de la taxe professionnelle. A cela s’ajoutent des mesures transcendant le clivage droite/gauche comme l’extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans, l’ouverture à gauche et le soutien apporté par N. Sarkozy à Frédéric Mitterrand. 

Reste le plus important : les mesures qui suscitent un jugement négatif chez une majorité de sympathisants de droite. Ce sont ces initiatives dont on peut penser qu’elles provoquent aujourd’hui la rechute de la cote de popularité de N. Sarkozy. Et c’est là que réside une autre surprise : sur 15 mesures soumises au jugement des sondés, seules trois recueillent un avis franchement négatif chez les sympathisants de droite. C’est peu. Très peu même. De deux choses l’une : soit l’institut a omis de mentionner des sujets importants de mécontentement, soit – et c’est plus vraisemblable – ces trois initiatives ont une valeur symbolique considérable. Il s’agit par ordre décroissant de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD (51% d’opinion négative), de la hausse du forfait hospitalier de 16 à 18 euros (56% d’opinion négative) et de l’instauration d’une cagnotte financière pour lutter contre l’absentéisme à l’école, une mesure qui recueille un record absolu d’opinion négative (69%). (Suite et fin la semaine prochaine)

Lire la 2e partie de cette analyse Ici

L’intégralité des résultats du sondage CSA Ici

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