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Jean Sarkozy ou les limites de la monarchie républicaine

Paru le 3 novembre 2009 | dans Crises politiques
Rédigé par Franck Gintrand

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Sa candidature était largement critiquée. Son retrait a donc été unanimement salué (à droite pour sa maturité, à gauche pour sa lucidité). Mieux, sa prestation télévisée a beaucoup impressionné. Y compris les journalistes. Pour Le Figaro, « Jean Sarkorzy a prouvé qu’il avait l’envergure d’un animal politique ». Pour RFI il était tout simplement « impeccable et juste sur la forme ». Quant à Midi Libre « Le jeune homme de 23 ans présenté comme immature en économie a fait preuve d’un grand sens politique, hier, sur France 2 ». Un avis partagé par Le progrès qui ne mesure pas ses compliments : « Du très grand art. Son père en plus blond, plus jeune et plus calme ». Et ce panorama des éloges n’est évidemment pas exhaustif. Reste un curieux sentiment.

Dans cette histoire, le père était visé et critiqué à travers le fils. Après une stratégie de défense fondée sur l’attaque des médias, il n’aurait pas été anormal que la sortie de crise vise à remettre le président en selle. Tel n’a pas été le cas. Jean Sarkozy s’est au contraire employé à souligner qu’il avait pris seul la décision de retirer sa candidature. Voire même que son père y était opposé et qu’il avait fallu le convaincre. Comme si dans cette histoire, le plus important consistait à sauver l’image du fils. Quitte à sacrifier le père en lui accolant l’image d’un président qui, pour la première fois de son mandat, recule ouvertement sous la pression de l’opinion… et de son fils. Autrement dit, si Jean s’en sort, c’est quand même largement au détriment de Nicolas. Curieuse sortie de crise décidément…

Jean Sarkozy : « comment j’ai fait mon choix » ‘ Pour lire l’interview du Figaro, cliquez Ici

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