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L’influence réelle des blogs politiques (analyse rédigée en 2007)

Paru le 21 mai 2007 | dans Municipales
Rédigé par Franck Gintrand

 Une audience restreinte

Au-delà du succès rencontré par le forum de Ségolène Royal, les blog de Dominique Strauss Kahn ou celui d’Alain Juppé, l’audience des sites consacrés à la vie et à l’actualité politique reste marginale auprès du grand public mais s’avère essentielle auprès des médias et des cercles proches. 

Selon deux sondages réalisés par TNS Sofres et CSA en octobre dernier, seule une minorité de Français recourt à Internet pour s’informer sur les idées et les programmes des candidats à l’élection présidentielle. Les sondages ne s’appuyant pas exactement sur le même échantillon (population de + de 15 ans pour CSA et de + de 18 ans pour TNS Sofres), les chiffres diffèrent parfois sur certains médias mais leur hiérarchisation est identique dans les deux cas. La télévision reste de loin le média le plus crédible (de 83 à 85%). Suivent la presse écrite ( entre 58% et 43% ) et la radio ( entre 41% et 34% ). Internet ne recueille qu’une audience de 15 à 16% qui se réduit même à 4% si l’on ne comptabilise que les « premières réponses » (TNS Sofres).

Une audience limitée auprès du grand public mais un intérêt médiatique indéniable : tel est aujourd’hui l’impact paradoxal d’Internet dans le débat politique. Les nombreux articles parus sur l’e-démocratie, l’e-militantisme ou encore les cyber-citoyens et les cyber-candidats témoignent de l’engouement des journalistes pour cette nouvelle forme de communication. De même que la publicité faite aux sites de Ségolène Royal ou d’Alain Juppé. Car Internet est plus qu’un nouveau canal de communication, c’est aussi un vecteur d’image où la forme importe au moins autant que le fond. Blogs, sites personnels et forum expriment, par principe, l’ouverture d’esprit, la simplicité et l’accessibilité dont les élus d’aujourd’hui doivent être porteurs. Encore faut-il être conscient que ce vecteur ne joue qu’auprès d’une micro cible constituée de journalistes mais aussi de pairs, de militants et de sympathisants. Une influence marginale, certes, mais qui, dans les situations de primaires au sein d’un même parti (pour ne citer que ce seul exemple), peut se révéler décisive !

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